Charte du Réseau Souffrance et Travail
L’adhésion et le maintien dans le Réseau Européen des Consultations Souffrance et Travail impliquent le respect des fondamentaux suivants :
- La connaissance des concepts de psychodynamique du travail et de psychopathologie du travail, par l’obtention de la formation délivrée par l’Institut de Psychodynamique du Travail (IPDT) ou par le CNAM (CS115) auquel se rajoute le module de mise à jour (MAJ) des connaissances médico-juridico-administratives, qui est obligatoire.
- Une prise en charge clinique centrée sur la clinique du travail, de l’activité, des modèles d’organisation du travail. Ceci n’exclut pas d’autres formations ou spécialisations professionnelles s’inscrivant dans le domaine de la clinique. Le recours à la consultation en visioconférence doit demeurer exceptionnel.
- La connaissance des tableaux cliniques spécifiques à la psychopathologie du travail.
- La connaissance de la discrimination de système que constituent la division sexuelle du travail, les agissements sexistes, et le harcèlement sexuel.
- La pratique de l’entretien spécifique avec le salarié en souffrance au travail qui vise notamment à la reconstitution d’une double chronologie :
- Chronologie de la dégradation des conditions de travail
- Chronologie de la dégradation de la santé
Les membres de DCTH et la supervision sont en appui de vos rédactions d’écrits. - La connaissance du droit du travail, du droit public, et des protocoles médico-juridico-administratifs apportée par le MODULE MAJ qui est obligatoire pour intégrer ou/et rester dans le réseau. La constante modification du cadre légal de prise en charge du travailleur en souffrance impose cette mise à jour, même pour les cliniciens détenteurs de diplôme de droit ou pour les médecins qui suivent les mises à jour de la CPAM.
- Une capacité de coordination pluridisciplinaire du dossier du patient et de communication entre les différents acteurs du parcours de soin : médecin traitant, psychiatre, médecin du travail, et autres spécialistes.
- Si le clinicien a des pratiques très diversifiées sur le plan clinique, il lui est demandé de n’utiliser les logos du réseau que sur son activité en lien avec la souffrance au travail et sur son site personnel de réaliser une partition nette entre ses différentes activités.
- La pratique de tarifs raisonnables, prenant en compte l’absence de remboursement de la sécurité sociale, voire des mutuelles, afin de pouvoir prendre en charge des salariés en grande difficulté financière. Ceci s’entend hors du dispositif VERAN en raison de son inadéquation avec les fondamentaux des entretiens réalisés par les praticiens du réseau.
- L’interdiction de la sous-traitance à des praticiens n’appartenant pas au réseau des consultations, quel que soit le niveau de leur formation initiale et continue.
mise à jour : mai 2025
